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Mercredi 14 janvier 2009 3 14 /01 /Jan /2009 15:52
La syntaxe est l'étude du syntagme : cliquer ici
Par Morgan GoldGarden - Publié dans : linguistique
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Mercredi 14 janvier 2009 3 14 /01 /Jan /2009 15:38
I. Introduction
Aujourd'hui, on s'intéresse :
___- à l'activité du sujet parlant ;
___- à l'utilisation qu'il fait des ressources langagières.
Il y a dépassement de la 'langue' pour s'intéresser aux productions réelles (énoncés).

____1) Linguistique de l'énonciation et pragmatique
On distingue différentes origines disciplinaires et différentes approches, mais les matériaux d'étude sont assez proche :
___- la linguistique de l'énonciation s'intéresse à l'énoncé ;
___- la pragmatique s'intéresse à l'usage du langage, en particulier au rôle du contexte.

____2)Linguistique de l'énonciation
Le langage n'existe pas sans un sujet qui la réalise.


II. Énoncé et énonciation
L'énonciation est l'action de production. L'énoncé est le résultat observable de cette action.
La phrase est un enchaînement syntagmatique abstrait.
L'énoncé est effectivement produit par un locuteur.


III. Contexte et situation d'énonciation
____1) Le contexte
Le sens de certains énoncés est stable.
_exemple : « L'eau bout à 100°C. »
Pour d'autres, c'est moins clair.
_exemple : « Rendez-vous ici demain. »
Le contexte a un rôle fondamental dans la compréhension de l'énoncé.

____2) La situation d'énonciation
Il faut prendre en compte 4 paramètres :
___1 : celui qui parle (le locuteur).
___2 : celui à qui l'on parle.
___3 : le moment où l'on parle.
___4 : le lieu où l'on parle.
La linguistique de l'énonciation s'intéresse aux traces liées à ces 4 paramètres, à tout ce qui peut être repéré par rapport à la situation d'énonciation.


IV. Les déictiques
____1) Introduction
Deixis : désignation
Diécitique : élément du discours qui renvoie nécessairement à la situation et qui n'a de sens que par rapport à cette situation.
_exemple : « Je suis venu ici hier te voir » vs. « Roger Dupond est allé le 9 mai 1972 à Paris voir Pierre Martin. »
Signification absolue vs. Variable.
D'où vient cette variabilité?
Elle ne vient pas du signifié (éléments stables et traduisibles). Ce qui varie, c'est ce que les déictiques désignent suivant la situation d'énonciation : c'est le référent.

____2) Typologie des déictiques

______a* Déictiques personnels
Le sujet devient locuteur. Le « je » montre la subjectivité du discours.
_exemple : « Je vous trouve bien sage » : impossibilité de savoir à qui se rapportent le « je » et le « vous » hors contexte.
Seuls « je » , « me », « moi », « tu », « te » et « toi » sont purement déictiques.
« Je » est le locuteur, « tu » est l'allocutaire.

______b* Déictiques spatiaux

Repérage spatial :
___- en référence absolue : « Rendez-vous à l'université de Provence, 29, avenue Robert Schuman, à Aix-en-provence. »
___- en déictique : « Là-bas, vous tournez à droite. »

______c* Déictiques temporels
Référence absolue :
_exemple : « Rendez-vous le Lundi 15 décembre 2008 à 14h30. »
Déictiques :
_exemple : « Rendez-vous demain. »

______d* Autres déictiques

Syntagmes démonstratifs :
_exemple : « Donnez moi cette balle! »
Certains verbes de mouvement :
_exemple : revenir
Certains termes relationnels :
_exemple : « maman »


V. Polyphonie
Tradition : Bakhtine, Bally.
Owald Ducrot, Le dit et le dire, 1984
Théorie polyphonique distinguant :
___- sujet parlant : producteur effectif de l'énoncé
___- locuteur : être présenté comme celui qui est responsable de l'énoncé
___- énonciateur : personne du point de vue de laquelle les évènements sont présentés.
Si plusieurs points de vue se superposent (plusieurs voix) :
_exemple 1 : A : « Le prof a dit : «Vous devriez fréquenter davantage la B.U. » »
Locuteur : A ; énonciateur : prof
_exemple 2 : A : « Ah oui? Je suis un imbécile? Et bien tu vas voir!»
Locuteur : A ; énonciateur : celui qui critiquait A.

VI. Conclusion énonciation
L'approche énonciative du langage met l'accent sur l'idée que chaque acte énonciatif (ancré dans « qui parle à qui ici et maintenant ») contribue à redéfinir ce qu'est la langue : pas un domaine abstrait préconstruit, mais une construction permanente et en interaction.


VII. Pragmatique
Elle s'intéresse au sens des énoncés en contexte (liée à la sémantique).
Usage du langage :
___- Nous ne parlons pas toujours directement (sens pas toujours explicite)
___- Nous n'utilisons pas les énoncés seulement pour décrire le monde mais aussi pour agir.

____1) Introduction
Une partie importante de ce que signifie les messages est implicite.
_exemple 1: à une terrasse de café : « Une blonde s'il te plait. »
_exemple 2 : politesse : « C'est spécial ce plat... »

____2) Présupposés
Ce sont des informations non verbalisées mais nécessaires pour que les énoncés aient un sens ; elles sont déductibles.
_exemple : « Pierre a arrêté de fumer. » laisse supposer que Pierre fumait auparavant.
Le locuteur ne peut réfuter ces informations non verbalisées sans paraître incohérent. Si elles ne constituent pas l'information principale de l'énoncé, elles sont cependant d'importantes informations d'arrière-plan.

____3) Sous-entendus
Implicites que l'on peut tirer de l'énoncé, qui dépendent du contexte.
_exemple : « Pierre a arrêté de fumer. » : tu pourrais en faire autant.
Contrairement aux présupposé, le locuteur peut nier l'information comprise, l'interprétation de l'allocutaire.

____4) Les actes de langage (Austin)
Le langage ne sert pas seulement à dire mais aussi à faire.
Performatifs :
_exemple : « Je te promet que je viendrais. »
Par simple action verbale :
_exemple : « Je vous déclare unis par les liens du mariage. »
Actes indirects :
_exemple : A : « On sonne! » B : « Je suis sous la douche! »


Mots-Clés
♬ Sujet parlant
♬ Énonciation / énoncé
♬ Contexte / situation
♬ Locuteur - émetteur / Allocutaire - récepteur
♬ Moment et lieu d'énonciation
♬ Déictiques
♬ Polyphonie : sujet parlant / locuteur / énonciateur


Par Morgan GoldGarden - Publié dans : linguistique
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Mercredi 14 janvier 2009 3 14 /01 /Jan /2009 15:35
Introduction : Qu'est-ce que la sémantique?

La sémantique n'est pas seulement la capacité à produire les bonnes formes : il y a un lien forme / contenu. Les locuteurs compétents connaissent la forme, le contenu, et leurs liens.

Le sémanticien étudie les contenus liés aux formes et les combinaison des formes.

Les unités linguistiques porteuses de sens sont le texte (le discours), la phrase, le mot, et le morphème.


I. Notions centrales

1) Signifiant et signifié

Le signifiant est la forme perceptible d'une unité linguistique. Le signifié est l'idée qui est entendue avec le signifiant.


2) Signifié vs. Référent

Les énoncés « Napoléon », « le vainqueur d'Austerlitz » et « le vaincu de Waterloo » désignent la même personne. Cependant, « le vainqueur » et « le vaincu » n'ont pas le même sens! Ilfaut donc distinguer le signifié du référent.


3) La langue, la pensée, le monde

Le signifiant et la forme perceptible d'une unité linguistique ; le signifié est l'idée, le concept que l'on se fait de ce qui est désigné. La dénotation, le référent, est l'objet du monde.


II. Les signifiés

1) Relativisme vs. Universalisme

La question est de savoir si les découpages lexicaux différents impliquent de même une vision du monde différente. Si les relativistes strict l'affirment, les universalistes stricts rejettent cette théorie. En vérité, on ne peut pas répondre de manière catégorique à cette question.


2) Une approche des signifiés : les prototypes

a* Les processus de catégorisation

Mentalement, l'Homme à tendance à ranger les choses dans des catégories. Ainsi, dans la catégorie « oiseau », on range l'hirondelle, l'aigle, le coucou, etc : ce sont de prototypes de la catégorie. L'autruche, le poussin, le pingouin, quant à eux, sont plus ou moins éloignés de la catégorie. On parle de niveau d'appartenance. La couleuvre, la baleine, le chien, par contre, n'entrent pas dans la catégorie.


b* Propriétés

Pourquoi peut-on rejeter avec certitudes certains éléments?

Car les catégories possèdent des propriétés : ainsi, les propriétés de la catégorie « oiseau » sont :

  • a des plumes,

  • pond des oeufs,

  • a des ailes,

  • etc.


3) Les relations sémantiques

a*Synonymie

Deux mots sont synonymes si et seulement si leur signifiants sont différents mais leurs signifiés identiques (exemple : fric, argent et pognon). Cependant, les « vrais » synonymes sont rares : il y a souvent de légères variations.

b* Hyperonymie / Hyponymie

L’hyperonymie est la relation sémantique hiérarchique d'un lexème à un autre selon laquelle l'extension du premier terme, plus général, englobe l'extension du second, plus spécifique.

L'hyponymie est la relation sémantique d'un lexème à un autre selon laquelle l'extension du premier est incluse dans l'extension du second. Le premier terme est dit hyponyme de l'autre.


c* La méronymie

« Roue » est un méronyme de « voiture » car il en est une sous-partie.


d* Antonymie et associés

Il y a plusieurs types de contraires :

  • les incompatibles : « bleu » et « jaune »,

  • les contradictoires : « mort » et « vivant »,

  • les réciproques : « mari » et « femme »,

  • les gradables : « beau » et « laid ».


III. Du sens des mots au sens des phrases

La proposition : elle peut être évaluée comme étant vraie ou fausse.


Par Morgan GoldGarden - Publié dans : linguistique
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Mardi 13 janvier 2009 2 13 /01 /Jan /2009 20:46

Introduction : Qu'est-ce que la prosodie?

La prosodie est la discipline de la linguistique dont l'objet d'étude est le rythme et la mélodie de la parole. La prosodie décrit le langage au niveau de l'énoncé (supra-segmental), à l'impression musicale qu'il donne. L'unité de base de la prosodie est la syllabe.


I. La prosodie ou la variation de trois paramètres objectifs de la parole

1) Fréquence fondamentale

La hauteur est la fréquence fondamentale (F0) correspond à la fréquence de vibration des cordes vocales. Elle désigne l'estimation du son laryngien à partir du signal acoustique à un instant donné.


2) Durée

La durée d'un son est sa durée acoustique, son temps d'émission. Elle correspond à la mesure d'un intervalle de temps nécessaire pour émettre le signal de la parole ; elle concerne donc l'organisation temporelle du message et comprend le débit de parole (nombre de syllabes par seconde), le tempo (accélération ou ralentissement du débit à l'intérieur d'un groupe prosodique), et des pauses.


3) Intensité

L'intensité dépend essentiellement de l'amplitude et de l'énergie fournie par le son, mais dépend un peu de la durée.


II. Le rythme

1) Sur quoi repose le rythme?

Le rythme repose sur la durée et l'enchaînement des segments. Il se dégage en fait deux caractéristiques fondamentales du rythme : la périodicité et la forme ; ill s'agit de mettre en place des structures temporelles minimales récurrentes, qui semble correspondre à une tendance naturelle chez l'Homme à produire des formes rythmiques simples, composées d'un nombre limité d'éléments.


2) Les unité rythmiques

a* le pied

Le pied accentuel est l'unité rythmique de base. Il s'agit du plus petit groupement rythmique formé d'une suite de syllabes non-accentuées suivie d'un accent.


b* la syllabe

i/ définition

Le rythme se mesure par le nombre de syllabe d'un groupe rythmique (segment d'énoncé, précédé et suivi d'une pause).

La syllabe est l'unité d'organisation des séquences des sons de la parole : c'est une unité rythmique pulsionnelle. C'est la plus petite unité de production et de perception.


ii/ phénomènes d'enchaînement et de liaison

Enchaînement : cela consiste à re-syllaber une consonne finale de syllabe fermée avec la voyelle initiale du mot suivant.

Liaison : la liaison enchaînée est un cas particulier de l'enchaînement : une consonne finale « flottante » se trouvant à la fin d'un mot est muet si le mot suivant commence par une consonne, mais se prononce si le mot suivant débute avec une voyelle.

Coupe syllabique : une syllabe orale est différente d'une syllabe orthographique. La coupe syllabique s'effectue le plus souvent entre une voyelle et une consonne ; dans le cas des agrégats de consonnes, elle peut se faire entre deux consonnes (res-ter)ou laisser des groupements de consonnes (schi-zo-phrè-ne).


3) L'accentuation

L'accentuation est la mise en valeur d'une syllabe par rapport aux autres., sans pour autant changer le sens de l'énoncé (contrairement au ton). Il existe trois types d'accents toniques : variable, fixe, ou syntagmatique. Il permettent de différencier les mots. L'accent français sert à délimiter les phrases. Une syllabe accentuée est la syllabe qui apparaît proéminente par rapport aux autres, grâce à l'augmentation de la durée et /ou de l'intensité et la présence d'un mouvement mélodique sur cette syllabe.


a* accent lexical et accent de groupe

Dans les langues à accent lexical, le sens peut être changé au moyen de l'accentuation. L'accent lexical permet la compréhension de l'énoncé, par la différenciation de mots ayant des accentuation différentes (anglais, espagnol...).

Dans les langues à accent de groupe, la place de l'accentuation est définie et est stable (français, tchèque...)


b* accent primaire et accent secondaire

Certains mots ont plusieurs pieds ; dans l'API, on note ['] l'accent primaire, et [,] l'accent secondaire.


c* classification rythmique des langues

Il y a les langues trochaïques : groupement des syllabes non-accentuées à droite de la syllabe accentuée (anglais, allemand...) et les langues iambiques (Français et la plupart des langues romanes) : le groupement des syllabes non-accentuées se trouve à la gauche de la syllabe accentuée.


II. Mélodie

La mélodie dépend directement de la fréquence de la vibration des cordes vocales, exprimée en Hz, et appelée fréquence fondamentale. La mélodie correspond à ce qui est perçu de l'organisation intonative des langues.

Il faut distinguer ce qui relève de l'intonation et ce qui relève de la fonction distinctive de l'usage que font les langues de la fréquence fondamentale.


Hiérarchie des constituants phonologiques



Par Morgan GoldGarden - Publié dans : linguistique
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Dimanche 11 janvier 2009 7 11 /01 /Jan /2009 15:38
I. Phonologie et phonème

1) Rappel de l'opposition Phonétique / Phonologie

La phonétique étudie le son comme entité physique alors que la phonologie s'intéresse au phonème, qui est une entité abstraite.


2) Le phonème...

a* ... comme catégorie de son

Deux sons n'ont jamais les mêmes caractéristiques physiques (durée, intensité...) : ces caractéristiques varient selon l'âge, le sexe, etc. du locuteur. Acoustiquement, le phénomène est différent. La variété de sons produits par un les locuteurs d'une même langue est quasiment infini.

Pourquoi toutes ces différences ne gênent-elles pas la compréhension? Tous ces signaux constituent-ils la même fonction linguistique?

Les langues ne retiennent que les différences de son linguistiquement pertinentes. Chaque langue a donc sa propre phonologie.

On prend comme postulat de départ que une seule unité abstraite, un seul phonème, code pour un seul son : il y a catégorisation de tous les sons.

Le phonème est une unité abstraite qui représente les sons ayant la même fonction.

La paire minimale est une opposition phonologique de deux mots qui ne se différencient que par un seul phonème. C'est la recherche de paires minimales qui permet au linguiste de distinguer les phonèmes d'une langue.


b* ...comme unité permettant de différencier des mots

Le phonème est la plus petite unité distinctive d'une langue. Elle est non-significative, mais permet de distinguer des unités plus larges, les mots.


c* ... comme ensemble de traits pertinents

On parle d'opposition pertinente lorsqu'il y a des différences concernant des propriétés acoustiques telles que le voisement, le point d'articulation, etc.


II. Les variantes des phonèmes

1) Opposition significative

Il existe aussi des variantes (libres ou combinatoires), appelées « allophones ». Ces allophones sont en fait des réalisations différentes et possible d'un même phonème ; elles ne constituent pas des unités pertinentes.


2) Les variantes libres

Les variantes libres ne sont pas contraintes par la langues : elles se rencontrent dans les mêmes environnements, la substitution de change rien.


3) Les variantes contextuelles

On parle de variante combinatoire lorsque le phonème est réalisé différemment selon l'environnement phonétique. Le locuteur n'a pas le choix, la langue le contraint à utiliser l'une des variantes.


III. À quoi sert la phonologie?

La phonologie a pour objectif de déterminer la structure des sons dans une langue donnée, et de déterminer les raisons d'une telle structure.




Par Morgan GoldGarden - Publié dans : linguistique
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